vendredi 26 août 2016

24/08/2016 : Le Ballon d'Alsace depuis La Planche des Belles Filles

Distance : 21 km - Dénivelé : 570 m 




L'indice IBP d'effort est de 73, (suivant l'échelle de la FFRP) un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE". La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Ballon D’Alsace


Histoire

La montagne est en soi un élément patrimonial : le ballon est classé grand site national et fait partie d'un site classé par décret du 5 juillet 1982 pour son caractère pittoresque.
La route reliant la vallée de la Moselle au nord aux vallées de la Savoureuse au sud et celle de la Doller à l'est franchit un col proche du sommet, à l'altitude de 1 171 mètres. La première de ces voies de communication a été voulue par le roi Louis XV.

Le ballon d'Alsace et son massif ont longtemps formé une barrière difficile à franchir entre la Lorraine d'une part, et la Franche-Comté et la Suisse romande d'autre part. Côté lorrain, l'ancienne voie romaine de Metz à Bâle offrait un passage vers l'Alsace par le col de Bussang, mais ce trajet rallongeait considérablement le temps du parcours jusqu'aux reliefs du Jura. En août 1751, l'Intendance d'Alsace envoie son directeur des Ponts et Chaussées, Jean-Baptiste de Clinchamp, étudier la faisabilité d'une route passant par le ballon et permettant de relier la vallée de la Moselle à celle de la Savoureuse et à la Trouée de Belfort. L'objectif est alors de faciliter le commerce des grains et du sel des mines de Lorraine, vers la Suisse. La route permettra aussi de desservir les marcairies de la duchesse de Mazarin et de l'abbaye de Masevaux. Les travaux sont entrepris en 1753grâce au système de la corvée. La route est achevée en 1756, mais d'importants travaux seront encore menés de 1780 à 1784 pour rectifier les virages et atténuer les déclivités. Dès 1771 cependant, l’utilité économique de la route est contestée. Une fontaine monumentale est construite près de la source de la Savoureuse, portant une fleur de lys à son sommet. Elle est aujourd'hui disparue. Encore aujourd'hui, la route du ballon connaît essentiellement un trafic touristique, pratiquement limité en hiver à l'accès à la station de ski par une clientèle de proximité.

Après la défaite de 1870 et l'annexion de la majeure partie de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, le franchissement du ballon d'Alsace bénéficie d'un regain d'intérêt : si une liaison ferroviaire était établie, elle pourrait détourner par la France une partie du trafic international vers la Suisse et l'Italie, qui emprunte, faute d'alternative, la ligne Strasbourg-Bâle désormais allemande. La Chambre de commerce de Belfort soutient évidemment ce projet et elle organise un groupe de travail associant les autres chambres du nord-est, dans le but de peser dans la décision. Mais la réflexion est longue car elle implique la définition d'une ligne complète traversant la Suisse, avec des tunnels à percer dans ce pays, tandis que le franchissement du ballon se ferait lui aussi par un tunnel entre Giromagny et Le Thillot. Alors qu'en 1913, la CCI en est encore à organiser des conférences pour promouvoir ce projet, les estimations de coût mettent ce dernier à mal. En 1918, le retour à la France des provinces perdues rend le projet définitivement obsolète.

Une Vierge en bronze polychrome, ex-voto de 1860, une statue de Jeanne d'Arc symbolisant l'attachement des Français à l'Alsace, inaugurée le 19 septembre 1909 (sculptée par Mathurin Moreau), et un monument à la gloire de démineurs morts pour la France datant de 1950 ont été érigés au ballon d'Alsace.

On peut aussi observer au sommet du ballon les restes d'anciennes tranchées de la Première Guerre mondiale. De nombreuses bornes de l'ancienne frontière entre la France et l'Allemagne (frontière de 1871 à 1918) restent visibles (avec les marques F côté France et D côté Allemagne (pour Deutschland) – ces dernières sont souvent effacées). Ces bornes matérialisent désormais la limite entre les départements lorrains et comtois d'un côté, et le Haut-Rhin de l'autre.















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