jeudi 12 novembre 2015

Rando du 12 novembre 2015 : Nevy-sur-Seille

Distance : 19 km - Dénivelé : 520 m


L'indice IBP d'effort est de 68 (suivant l'échelle de la FFRP). Un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE".La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Nevy sur Seille

Le village de Nevy sur Seille est bâti à l'entrée des reculées de Baume-les-Messieurs, de Blois et de Ladoye. Il est surplombé par Château-Chalon et la vigne s'étend tout autour du bourg.
Le fond de la vallée est traversé par la Seille dont l'énergie a fait fonctionner un moulin à blé, un moulin à huile, une taillanderie et une scierie. L'église primitive de la fin du 17eme siècle a laissé place à une fromagerie coopérative puis à un chai; l'église paroissiale actuelle ayant été reconstruite au centre du village au 19eme siècle.
Nevy-sur-Seille a conservé plusieurs ponts remarquables : le plus ancien qui comporte un petit oratoire date du xviiie siècle

Jusqu'en 2001, les habitants de Nevy sur Seille n'avaient pas de noms ; après concertation, ils choisirent de s'appeler " Béléniens".

Pourquoi Béléniens ?
Bélénos est une divinité gauloise, dieu des sources, des sanctuaires prophétiques et de la médecine. Son culte était pratiqué sur le territoire.
Astérix et ses gaulois ne sont pas loin.......














Le sentier des pierres sèches


Sur l'ensemble du Premier Plateau, l'histoire a modelé, petit à petit, un paysage de pierres sèches, sillonné de murgers dissimulant d'étranges bâtisses... 

Des kilomètres de murgers 
En suivant ce sentier vous comprendrez la complexité des interactions entre I'homme et la nature. Observez ce bocage de pierres sèches construit avec le temps et les mains des hommes du plateau et qui abrite un riche écosystème. Une immensité, un désert vertical Sous ces hauteurs, on comprend l’histoire du Plateau et sa formation. Là se dévoile une flore et une faune exceptionnelle, originale à observer et respecter. Une architecture rurale Elles sont là, cachées au travers des murs, discrètes, étranges et imprégnées de grands secrets. Tout au long du sentier, vous découvrirez ces cabanes. si différentes par leur forme, leur construction et qui représentent un patrimoine précieux pour le 1er Plateau.

Les cabanes en pierres sèches du 1er Plateau  
Construits en pierres sèches, les murs sont un empilement de pierres par simple calage et sans utilisation de mortier. Ils comportent des cabanes de bergers. 
Les cabanes de bergers du Premier Plateau 
On les appelle communément "les loges, les cabordes, les cabanes de berger". On en retrouve dans toutes les communes alentour, au détour d'un chemin ou en bordure d'un champ. Les cabanes sont toutes incluses dans un mur en pierres sèches. Ce style de construction est assez rare dans la partie septentrionale de la France. Par contre, des régions du Sud nous offrent des exemples semblables de cabanes (Lot, Périgord, Vaucluse...). Pourquoi construire en pierres sèches ? La technique de construction en pierres sèches consiste à un empilement de pierres par simple calage et sans utilisation de mortier. Le Premier Plateau, calcaire par sa formation géologique, apporte la matière première. Sans doute dans le but d'économiser l'espace cultivable, il était préférable d'empiler les pierres (et donc de construire) plutôt que de les laisser en tas informes. La cabane en pierres sèches était née. Un paysage de bocage où se mêlent la haie et la pierre Les murs de pierres sèches ont permis à la végétation de se développer sous forme de haies. Ainsi, ils offrent, hormis l'utile clôture, un abri pour de véritables trésors floristiques et faunistiques.

Les cabanes et leur histoire
Plusieurs hypothèses sont énoncées pour dater les murgers et cabanes de bergers : de l'époque gauloise aux grandes périodes de défrichements (Moyen Âge, XVlllème et XIXème siècles). 
De quand datent les cabanes ? 
Un grand mystère plane encore aujourd'hui sur l'origine de ces constructions. Très peu d'écrits nous parlent de ces cabanes ou de leur date de construction. Plusieurs hypothèses sont avancées par les archéologues. 
Certains d'entre eux pensent que les cabanes datent de l'époque gauloise, voire néolithique.
D'autres jugent que le principe de construction en pierres sèches date du moyen âge.
Enfin, les cabanes en pierres sèches sont liées à l'agriculture. On estime qu'elles dateraient d'une période, durant laquelle les cultures étaient beaucoup plus présentes sur le Premier Plateau qu'aujourd'hui. Cette époque débuterait au Xlle siècle.
Mais la supposition la plus souvent donnée est celle des grands défrichements précédant le XIXe siècle. Une seule certitude... Les cabanes de bergers sont au minimum vieilles de 100 à 200 ans.

La vie des cabanes
Les cabanes de bergers ont été construites dans les murs par les agriculteurs et les éleveurs. Mais ce patrimoine risque de disparaître. 
Pourquoi construisait-on les cabanes ? 
Les paysans retiraient les pierres de leurs terres et les empilaient pour délimiter leurs parcelles, formant ainsi des murgers. Parfois, lorsque les terres étaient éloignées du village, les paysans aménageaient, dans les murgers, une "loge" afin de s’abriter et d'y stocker leurs outils, temps d'un repas ou d'une averse... Avec la démographie, l'agriculture locale a évolué au profit de l'élevage. Et ce sont les agriculteurs-éleveurs qui ont désormais utilisé les cabanes lorsqu'ils gardaient les troupeaux. Un patrimoine en train de disparaître ? Malgré la beauté et la valeur historique des cabanes, on leur a porté peu d'attention dans le passé : les cabanes de bergers ont rarement été mentionnées dans les documents d'archives ou les cadastres. Un recensement a été réalisé au milieu des années 1990, 160 Cabanes ont été trouvées sur une vingtaine de communes (La Marre, Granges-surBaume, Crançôt, Vevy, Fay-en-Montagne, Le Fied...). Les constructions en pierres sèches sont fragiles. Elles s'abîment au cours du temps. Ayant perdu leur fonction, elles ne sont plus entretenues. Elles sont aussi victimes des remembrements, les faisant disparaître en même temps que les murgers.

Leur originalité
Chaque cabane est unique. Ces abris ont des formes très diverses, que ce soit leur architecture, leur taille ou leur disposition. 
Les caractéristiques des cabanes 


Les cabanes sont des constructions originales de par leur forme, l'emploi exclusif de la pierre et la technique de construction. Elles font partie intégrante du mur.-. La majorité sont faites de laves (pierres plates et fines). Grand nombre de cabanes sont réalisées avec une voûte en encorbellement. La base de la cabane est droite, puis la voûte est formée par dépassement de la pierre supérieure par rapport à la pierre inférieure. Leur orientation Le vent dominant du secteur souffle du sud-ouest vers le nord-est. On remarque que la majorité des cabanes sont orientées dos au vent dominant. Elles constituent le meilleur abri contre le vent et la pluie. Leur architecture Pour offrir encore plus de mystère, toutes les cabanes ne se ressemblent pas : les formes de l'entrée, de la voûte et au sol diffèrent de l'une à l'autre. Ces cabanes n'ont qu'une seule porte et s'ouvrent le plus souvent vers le nord-est. Les cabanes ayant d'autres ouvertures sont très rares. Suivant la taille et la profondeur de la cabane, on peut y rentrer à 2 ou 10 personnes. Leur surface est réduite, elle peut varier de 0,5 m 2 à 6 m 2 , A l'intérieur, les cabanes sont en général toutes aménagées de bancs de pierre. Ceux-ci longent les parois.






















L'agriculture sur le Premier Plateau 

Une coopération de longue date existait entre le hameau du Chaumois-Boivin (les agriculteurs) et la fruitière à Comté de Blois-sur-Seille. Le lait était produit sur le Premier Plateau et livré à Blois par le biais d'un téléphérique. 

Une histoire d'agriculture 
L'agriculture s'est installée sur le Premier Plateau avant l'époque médiévale, durant laquelle les premiers défrichements ont été effectués par les moines de l'Abbaye de Baume-les -Messieurs. Le lait fourni parles vaches pâturant sur le Premier Plateau était transformé en fromage. D'après les témoignages des auteurs de l'antiquité, les peuples occupant cette région savaient déjà fabriquer du fromage, probablement le comté d'aujourd'hui. Ce fromage a réellement pris son essor au XIIle siècle avec la création des fruitières. Ces dernières sont des coopératives d'agriculteurs qui regroupent le lait et fabriquent le Comté. 
Le téléphérique du Chaumois-Boivin 
Le Chaumois-Boivin est un hameau de la commune de Blois-sur-Seille. De nombreux villages installés dans les reculées possédaient un (ou deux) hameau(x) sur le Premier Plateau, là où les terres étaient cultivées et où les bêtes pâturaient. La fruitière était implantée dans le village. Les agriculteurs devaient descendre le lait deux fois par jour, après la traite des vaches. À Blois-sur-Seille, un téléphérique a été créé afin de faciliter le transport du lait. Il a été mis en service en 1893. Les bidons de lait étaient placés dans un panier et descendus du plateau vers la vallée. On l'appelle le monte-lait, mais on devrait plutôt le nommer «descend-lait». Ce n'est qu'en 1980 que ce mécanisme fut arrêté avec la fermeture de la fruitière.











Blois sur seille

 Église Saint-Gilles (XVIIe-XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 19864 ;
 Fermes (XVIIIe-XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986 ;
 Ponts (XVIIIe s), inscrits à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix de chemin (XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986 ;
 Oratoires (XIXe s), inscrits à l'IGPC depuis 1986 ;
Téléphérique (XIXe-XXe s), reliant le village au Chaumois-Boivin.









Chateau Chalon

Histoire
Le vignoble de Château Chalon et des villages voisins (Château-chalon (AOC)) et ses vins jaunes de haute qualité et de haute garde sont célèbres depuis l'ère gauloise. L'empereur romain Probus ordonna par un édit en l'an 280 que l'on plantât beaucoup de vignes sur les collines favorables de Séquanie (ancienne Franche-Comté gauloise), vu le succès du vin de ce vignoble.
Une importante abbaye bénédictine pour femmes a existé à Château-Chalon de l'époque carolingienne à la Révolution. Elle était protégée par des fortifications et un donjon dont demeurent quelques ruines. Elle s'est sécularisée au xiiie siècle pour devenir une abbaye de chanoinesses nobles. Aujourd'hui démolie, elle jouxtait l'église Saint-Pierre duxiie siècle.
La tradition légendaire prétend que ce sont les chanoinesses de cette abbaye qui auraient fait venir de Tokay les plants de vigne qui ont fait la réputation du vignoble.
Histoire du château :
* Vers le 5ème siècle, le site est apprécié des Romains qui développent la culture de la vigne. Y avait il un poste fortifié ?
* Vers 670, une abbaye bénédictine est construite proche du sommet. Les cloches rythment la vie du village.
* Au 13
ème siècle, une fortification est construite sur la demande des Comtes de Bourgogne.
* En 1595, les troupes du Roi Henri IV détruisent le château, qui ne sera pas reconstruit.
* En 1790, les révolutionnaires détruisent l'abbaye.
* Vers 1792, les ruines sont confisquées comme bien national. Les pierres sont vendues.
* En 1943, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21
ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

Patrimoine religieux
 Église Saint-Pierre (XIIe-XVIe-XVIIIe s), Rue de l'Église, classée MH depuis 1972.
 Abbaye (XVIe-XVIIIe s), Rue de l'Église, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1987, et dont dépendent :
 La maison du Froid-Pignon (ancienne hôtellerie), dont la couverture est classée MH depuis 1987 et son pigeonnier ;
 La demeure de l'abbesse Catherine de Rye et des anciens châtelains de l'abbaye (XVIe-XIXe s), Rue de la Tour; inscrite à l'IGPC depuis 1986 ;
 La maison de chanoinesse (XVIIIe s), au belvédère de la Rochette, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2008 ;
 Chapelle Sainte-Anne (XVIe s?), Rue de la Roche, inscrite à l'IGPC depuis 1986;
 Chapelle Saint-Vernier, derrière l'église ;
 Oratoire (XVIIIe s?), Chemin sous la Tour, inscrit à l'IGPC depuis 1986-;
 Oratoire (XVIIIe-XIXe s), inscrit à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix monumentale (XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix de chemin (XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 1986.

Patrimoine civil
 Puits XVe s, Rue du Puits Saint-Pierre ;
 Maisons et fermes (XVIIe-XVIIIe-XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986
 Fontaine (XIXe s), Rue Saint-Jean ;
 Mairie (XIXe s) et cabine téléphonique (début XXe s), Rue Saint-Jean ;
 Remise à Pompes (XIXe s), Rue Saint-Jean ;














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