lundi 23 novembre 2015

Rando du 23 novembre 2015 : Montmirey-le-Château

Distance : 12 km - Dénivelé : 200 m


L'indice IBP d'effort est de 40, (suivant l'échelle de la FFRP) un score compris entre 26 et 50 correspond au niveau 2 qualifié de "ASSEZ FACILE". La randonnée pédestre présente peu de difficulté physique. Ce niveau correspond aux promenades et petites randonnées.

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Montmirey

Histoire
La seigneurie de Montmirey et son château se trouvaient dans le bailliage de Dole et étaient souvent le lieu de résidence des comtes de Bourgogne comme le prouve plusieurs de leurs chartes souvent datées de cet endroit. Philippe Ier de Bourgogne, dit Philippe de Rouvre donnait cette terre à Amédée IV de Genève ; Hugues II de Chalon-Arlay en devenait propriétaire par son mariage avec Blanche, fille d'Amédée III de Genève. En 1398 le duc Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, la réunissait à son domaine.
Cette terre comprenait un fief qui avait donné son nom à la maison dont était issu les seigneurs de Montmirey dont le premier connu est Guillaume de Montmirey qui était témoin, vers l'an 1092, de la donation faite à l'église de Besançon par Étiennette de Bourgogne, épouse de Guillaume Ier de Bourgogne. En 1136 Hugues de Montmirey contribuait à la fondation de l'abbaye d'Accey avec Renaud III de Bourgogne et Simonin de Montmirey, écuyer se déclarait homme lige de Jean Ier de Chalon-Arlayen novembre 1293.

En 1531, les habitants de Montmirey-la-Ville sont doublement sujets de Charles Quint. La Franche-Comté n'est pas encore française et fait partie de l' immense domaine des Habsbourg dont il est l'héritier, de l'Espagne aux Flandres, du Royaume de Naples au Nord de l'Allemagne, de quelques implantations en Afrique du Nord aux Amériques. A ce titre, il est l'empereur, le suzerain des Mireymontois. Mais Charles a aussi un patrimoine privé : il possède la seigneurie de Montmirey, acquise par son aïeule, Mahaut d'Artois à partir de 1306 et agrandie des bois communaux du village de Cronge, déserté par ses habitants vers 1336.

Les habitants de Montmirey se plaignent auprès de leur seigneur que leurs communaux depuis 50 ans sont de peu de profit parce qu'ils contiennent plus de bois « à faire » que de chênes portant fruits. Charles, parce qu'ils désirent vivre et rester ses bons et loyaux sujets, mais aussi parce que lui craint de voir ces habitants s'exiler, leur acense et arrente «le bois de Cronge ( 240 journaux), le Grand Vernois (6 journaux) et le Petit Vernois (4 journaux) qui lui appartiennent en propre sur la commune de Pointre, pour le prix de «cent sols estevenants ... de cens annuel».
Mais ils n'ont pas le droit d'y faire de coupe blanche, de transformer ces bois en prés, champs etc. La forêt doit rester forêt. Les habitants ont le droit de «prandre, copper et abattre bois ... tant morts que vifs ... pour leur seul usaige et chauffaige ». Il n'est pas question d'en vendre ou d'en aliéner une quelconque portion pour en tirer profit. De plus, elle doit toujours être tenue «en commun sans division».

Charles se réserve pour lui et pour ses successeurs le bénéfice des amendes pour mauvais usage. La gruerie de Dole, la Chambre des Compte à Lille et autres conseils et conseillers ont donné un avis favorable et le grand sceau de cire rouge en double queue de parchemin peut être apposé pour attester de la valeur à long terme de l'acte souverain.

Qu'on ne s'y trompe pas, malgré la légende locale, Charles Quint n'est jamais venu à Montmirey ni même en Franche-Comté !
L'acte est signé à Bruxelles par les grands personnages de l'Empire, l'archevêque de Palerme, le seigneur de Grandvelle ... mais aussi à Montmirey par les prudhommes et eschevins du village, Estevenin Chaiget et Jehan Chaiget (ancêtres de Chantal Perroud et Françoise Boichut) et d'autres témoins, représentants les habitants du village qui pourront désormais «plainement, paisiblement et perpétuellement jouyr et user» de ces bois.

Un siècle et demi plus tard, en France, Colbert, grand maître des Eaux et Forêts de Louis XIV, a mis en place un véritable code forestier : c'est l'ordonnance de 1669. La Franche-Comté en devenant française en 1678 doit s'y soumettre : c'est pour les petites communes l'encadrement de la gestion de son patrimoine forestier et la mise en place d'une sorte d'épargne appelé «le1/4 en réserve» pour faire face aux besoins de la collectivité. Son utilisation est soumise à autorisation préalable. A Montmirey, la vente des bois de cette parcelle mise en réserve et exploitée tous les 25 ans permettra le financement de travaux communaux :comme au XVIII e siècle, les lavoirs appelés alors Grande et Petite fontaines (et le petit pont sur le ruisseau de Cronge avec l'argent qui reste) ou au XIX è siècle, l'achat de la maison commune pour « y recevoir l'école de garçons, l'école de filles, la municipalité et ses archives, enfin la pompe à incendie » (conseil municipal du 7 février 1845).

Le but premier de l'ordonnance de Colbert, c'est de bien gérer les forêts du royaume pour assurer les besoins en bois de marine ... propres à la construction des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre de la Marine Royale. Dans un procès-verbal du 2 novembre 1826, le maître forestier en résidence à Dole a « marqué et frappé du marteau de la marine »  5 chênes dans les bois communaux de Montmirey qui devront être conduits au port flottable d'Auxonne.


Le Château


 Surmontant le bourg bâti au pied d'une colline, dernier avatar du bombardement tertiaire qui fît surgir le massif de la Serre, l'espace castral est couronné d'arbres d'où surgissent les derniers vestiges d'un château féodal. Que vous arriviez de la Haute-Saône, de la Côte d'Or ou bien d'Offlanges, ce mont ne peut pas vous laisser indifférent. A l'époque contemporaine ce devait être une construction très massive et importante. Mahaut d'Artois alors comtesse et princesse parcourue le large espace comtois et passa à Montmirey du 5 au 7 juillet 1327. Ce château phénoménal fut construit ou plutôt agrandi en 4 ans de 1306 à 1310. On ne sait pas le monde qu'il y a eu pour faire ces travaux. La princesse Mahaut d'Artois avait vue sur ses seigneurs et ses dépendances, ce qui lui permettait d'être non loin de la contrée du Duc de Bourgogne et des limites de l'évêché de Langres. C'est en 1306 que le château de Montmirey et ses dépendances lui furent vendues par messire Eudes de Souvent, sire de Saint Loup. Evénement essentiel puisque cette « forteresse » contrôlait la route Pesmes Dole et dominait un espace rural assez peuplé. Jean de Châlon-Arlay son rival oblige Mahaut à faire d'énormes travaux de fortification. Les ruines et le terrain ont été rachetés par la commune dernièrement en 2003.
La statue de Sainte Clotilde implantée sur les ruines du château a été inaugurée par la grand-mère du baron José Picot d'Aligny le 12 juin 1921. La légende dit que Sainte Clotilde a visité le château dans la deuxième moitié du cinquième siècle de notre ère. On peut émettre les plus grands doutes sur sa réalité, ajoutons à cette liste, un peu triste quand même, que la construction du château d'eau dans la haute cour du château fort a été un dommage irréversible qui a supprimé la partie la plus intéressante du monument ancien.



JARDIN - PARC DU CHATEAU DE MONTMIREY LA VILLE

Le parc du château de Montmirey-le-Ville est ouvert au public tous les jours de l'année, de 9h à 19h, gratuitement, dessiné en 1880 par l'architecte paysagiste BRICE Michel de Besançon, en remplacement du vignoble atteint par le phyloxera. Il est situé à 17 kms de Dole, 2 kms de la route de Gray. Entrez par la grille sur la route de Moissey, et suivez les flèches (parking en face de la croix pattée, 100 m avant la grille). Vous découvrez les allées en herbe ou en terre, petit pont sur ruisseau, déversoir de crue. Des bancs sont disposés sur le parcours pour ceux qui veulent se reposer ou pique-niquer. De beaux arbres sont visibles: cèdres, séquoias, pin sylvestre, pins noirs d'Autriche, chêne tricentenaire, tilleuls, tilleul argenté, ... L'étang en fin de parcours est un miroir d'eau car le château se mire dedans (attention aux jeunes enfants). A la sortie de l'étang, prendre l'allée à gauche qui traverse la prairie pour revenir au point de départ. Le parcours est ombragé, sauf la dernière partie (ne pas s'approcher des vaches ou chevaux, séparés du chemin par une clôture. Interdiction de parcourir la promenade en vélo ou à cheval). Le château n'est pas ouvert à la visite.

Le château de Montmirey-la-Ville appartient depuis des siècles à la famille Picot d’Aligny. En novembre 2003, le président du Conseil Régional a contacté la famille du baron afin d’organiser en 2004 six soirées d’été. Celles-ci ont lieu dans le magnifique parc à l’anglaise qui n’est pas seulement un jardin comme le dira le propriétaire. Ce parc est fait de courbes, de ronds comme il en existe en Angleterre. Il a été créé en 1870 par son arrière-grand-père Henri d’Aligny au moment où la région, plantée entièrement de vignes, a attrapé la maladie du Phylloxéra. Trente hectares constituent ce magnifique parc tenu d’une main de maître par Joseph Picot d’Aligny. Il existe en ces lieux plus de 100 espèces de feuillus tels que des cèdres, des cyprès chauves, un tulipier, un séquoia géant, un noyer, un chêne, un érable d’Amérique , un sorbier des oiseaux, un blanc de Hollande. Le baron s’occupe lui-même de la plante et de l’abattage des arbres de son domaine. Vous pourrez découvrir tout au long du circuit un cèdre du Liban de 130 ans planté en 1870 de 35 mètres de hauteur et 3 mètres de circonférence ; un peu plus loin, un séquoia géant d’une hauteur de 45 mètres et de 4,50 mètres de pourtour dont le fut est rectiligne. Le joyau du propriétaire, qui désirerait bien que ce site soit classé, est un chêne tricentenaire de 4,75 mètres de circonférence. Il existe également un miroir d’eau, c’est-à-dire, un petit étang où l’on peut voir y voir les reflets du château et de la baraque de chasse (désormais résidence du gardien) le matin, et plus particulièrement le soir. A l’automne, le parc est resplendissant de couleurs vives. Ces teintes multicolores lui redonnent un éclat magnifique. Lors de la promenade sur le circuit, on peut apercevoir plusieurs statues dont celle de Sainte Marie-Madeleine donnant le sein à un enfant et qui, par sa tresse de cheveux, se distingue de la Vierge. Plus loin, Saint Vernier, jadis Saint patron des vignerons du Jura, possède un tonnelet et est assis devant un cep de vigne. La promenade se termine par la réplique de la grotte de Lourdes. La véritable grotte fut un lieu de pèlerinage tous les 15 août jusqu’à ce que Vatican 2 l’interdise en 1960. 
Joseph Picot d’Aligny accueille toutes les personnes qui désirent venir, le parc étant ouvert de 10 heures à 19 heures.




vendredi 20 novembre 2015

Rando du 19 novembre 2015 : Salins sentier des Gabelous

Distance : 22 km - Dénivelé : 272 m


L'indice IBP d'effort est de 63 (suivant l'échelle de la FFRP). Un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE".La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Le Sentier des Gabelous

Une longue canalisation, appelée saumoduc, reliait autrefois les salines de Salins-les-Bains et d’Arc-et-Senans, alimentant la manufacture royale en eau salée. 21 km de tuyaux attirant la malveillance des contrebandiers, prêt à toutes les ruses pour détourner un peu du précieux liquide. Pour lutter contre ces pillages répétés, les gabelous, les douaniers du sel, arpentent continuellement le saumoduc. Le Sentier des Gabelous est né.

Un sentier didactique

Pour valoriser cette artère symbolique et le lien historique entre les deux salines, les trois communautés de communes du pays de Salins, du val d’Amour et du canton de Quingey ont mandaté le réseau des MTCC pour transformer le chemin en sentier didactique. 15 panneaux thématiques ont été installés le long du sentier, racontant l’histoire captivante du sel dans la région : des premiers captages d’eau salée à la construction de la Saline Royale, de l’instauration de la gabelle à la contrebande, du commerce de l’or blanc au développement du thermalisme… Certains panneaux s’arrêtent même sur d’anciens vestiges de l’activité salinière : ici une ancienne maison de garde, là des berges maçonnées, là encore une voûte permettant au saumoduc de passer sous la route…








Port-Lesney


Bien que la date de sa construction soit difficile à déterminer, il existe à Port-Lesney un pont en pierre à trois arches dès le xve siècle, qui permet au village de devenir un point de passage privilégié vers Besançon. Néanmoins du fait de sa conception ancienne (larges piliers et voûtes peu élevées), le pont provoque d'importantes inondations en période de crue. Afin de remédier à cette nuisance, une quatrième arche est construite à la fin du xve siècle, puis une cinquième finXIXe. Après une crue particulièrement importante en 1931, une enquête est lancée pour la réalisation d'un nouveau pont, qui offrirait moins de résistance à l'écoulement de la rivière. La construction du nouveau pont débute en 1938, et s'achève en 1940. Enfin, onze ans après la construction d'un pont plus moderne, le premier pont est finalement détruit en 1951. Seule une arche est alors conservée, encore en place à l'heure actuelle. Le village présente donc la particularité d'avoir possédé deux ponts pendant plus de dix ans, de 1940 à 1951.

Cuvette de Perrichon

La commune abrite la « cuvette de Perrichon », un des bâtiments de transit de la saumure sur le saumoduc reliant Salins-les-bains à la Saline royale d'Arc-et-Senans. Datant de la fin du xviiie siècle, le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 2009












Notre-Dame de Lorette

La chapelle de Lorette est accessible à partir de la route qui rejoint Port-Lesney à Cramans, et bénéficie d'une très belle vue sur la vallée de la Loue en contrebas.


Cet ermitage a été construit en plusieurs étapes : le chœur, aux murs très épais, constitue la partie la plus ancienne (construction estimée au xive siècle) ; des chambrettes attenantes dateraient du début du XVIIe, une nef du début du XVIIIe ; enfin une grande salle soudée au chœur par son mur nord est de construction moderne. À l'extérieur, on peut admirer un magnifique toit en pierre.










jeudi 12 novembre 2015

Rando du 12 novembre 2015 : Nevy-sur-Seille

Distance : 19 km - Dénivelé : 520 m


L'indice IBP d'effort est de 68 (suivant l'échelle de la FFRP). Un score compris entre 51 et 75 correspond au niveau 3 qualifié de "PEU DIFFICILE".La randonnée pédestre nécessite un certain engagement physique qui reste toutefois mesuré. Ce niveau correspond à des randonnées pédestres modérées.

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Nevy sur Seille

Le village de Nevy sur Seille est bâti à l'entrée des reculées de Baume-les-Messieurs, de Blois et de Ladoye. Il est surplombé par Château-Chalon et la vigne s'étend tout autour du bourg.
Le fond de la vallée est traversé par la Seille dont l'énergie a fait fonctionner un moulin à blé, un moulin à huile, une taillanderie et une scierie. L'église primitive de la fin du 17eme siècle a laissé place à une fromagerie coopérative puis à un chai; l'église paroissiale actuelle ayant été reconstruite au centre du village au 19eme siècle.
Nevy-sur-Seille a conservé plusieurs ponts remarquables : le plus ancien qui comporte un petit oratoire date du xviiie siècle

Jusqu'en 2001, les habitants de Nevy sur Seille n'avaient pas de noms ; après concertation, ils choisirent de s'appeler " Béléniens".

Pourquoi Béléniens ?
Bélénos est une divinité gauloise, dieu des sources, des sanctuaires prophétiques et de la médecine. Son culte était pratiqué sur le territoire.
Astérix et ses gaulois ne sont pas loin.......














Le sentier des pierres sèches


Sur l'ensemble du Premier Plateau, l'histoire a modelé, petit à petit, un paysage de pierres sèches, sillonné de murgers dissimulant d'étranges bâtisses... 

Des kilomètres de murgers 
En suivant ce sentier vous comprendrez la complexité des interactions entre I'homme et la nature. Observez ce bocage de pierres sèches construit avec le temps et les mains des hommes du plateau et qui abrite un riche écosystème. Une immensité, un désert vertical Sous ces hauteurs, on comprend l’histoire du Plateau et sa formation. Là se dévoile une flore et une faune exceptionnelle, originale à observer et respecter. Une architecture rurale Elles sont là, cachées au travers des murs, discrètes, étranges et imprégnées de grands secrets. Tout au long du sentier, vous découvrirez ces cabanes. si différentes par leur forme, leur construction et qui représentent un patrimoine précieux pour le 1er Plateau.

Les cabanes en pierres sèches du 1er Plateau  
Construits en pierres sèches, les murs sont un empilement de pierres par simple calage et sans utilisation de mortier. Ils comportent des cabanes de bergers. 
Les cabanes de bergers du Premier Plateau 
On les appelle communément "les loges, les cabordes, les cabanes de berger". On en retrouve dans toutes les communes alentour, au détour d'un chemin ou en bordure d'un champ. Les cabanes sont toutes incluses dans un mur en pierres sèches. Ce style de construction est assez rare dans la partie septentrionale de la France. Par contre, des régions du Sud nous offrent des exemples semblables de cabanes (Lot, Périgord, Vaucluse...). Pourquoi construire en pierres sèches ? La technique de construction en pierres sèches consiste à un empilement de pierres par simple calage et sans utilisation de mortier. Le Premier Plateau, calcaire par sa formation géologique, apporte la matière première. Sans doute dans le but d'économiser l'espace cultivable, il était préférable d'empiler les pierres (et donc de construire) plutôt que de les laisser en tas informes. La cabane en pierres sèches était née. Un paysage de bocage où se mêlent la haie et la pierre Les murs de pierres sèches ont permis à la végétation de se développer sous forme de haies. Ainsi, ils offrent, hormis l'utile clôture, un abri pour de véritables trésors floristiques et faunistiques.

Les cabanes et leur histoire
Plusieurs hypothèses sont énoncées pour dater les murgers et cabanes de bergers : de l'époque gauloise aux grandes périodes de défrichements (Moyen Âge, XVlllème et XIXème siècles). 
De quand datent les cabanes ? 
Un grand mystère plane encore aujourd'hui sur l'origine de ces constructions. Très peu d'écrits nous parlent de ces cabanes ou de leur date de construction. Plusieurs hypothèses sont avancées par les archéologues. 
Certains d'entre eux pensent que les cabanes datent de l'époque gauloise, voire néolithique.
D'autres jugent que le principe de construction en pierres sèches date du moyen âge.
Enfin, les cabanes en pierres sèches sont liées à l'agriculture. On estime qu'elles dateraient d'une période, durant laquelle les cultures étaient beaucoup plus présentes sur le Premier Plateau qu'aujourd'hui. Cette époque débuterait au Xlle siècle.
Mais la supposition la plus souvent donnée est celle des grands défrichements précédant le XIXe siècle. Une seule certitude... Les cabanes de bergers sont au minimum vieilles de 100 à 200 ans.

La vie des cabanes
Les cabanes de bergers ont été construites dans les murs par les agriculteurs et les éleveurs. Mais ce patrimoine risque de disparaître. 
Pourquoi construisait-on les cabanes ? 
Les paysans retiraient les pierres de leurs terres et les empilaient pour délimiter leurs parcelles, formant ainsi des murgers. Parfois, lorsque les terres étaient éloignées du village, les paysans aménageaient, dans les murgers, une "loge" afin de s’abriter et d'y stocker leurs outils, temps d'un repas ou d'une averse... Avec la démographie, l'agriculture locale a évolué au profit de l'élevage. Et ce sont les agriculteurs-éleveurs qui ont désormais utilisé les cabanes lorsqu'ils gardaient les troupeaux. Un patrimoine en train de disparaître ? Malgré la beauté et la valeur historique des cabanes, on leur a porté peu d'attention dans le passé : les cabanes de bergers ont rarement été mentionnées dans les documents d'archives ou les cadastres. Un recensement a été réalisé au milieu des années 1990, 160 Cabanes ont été trouvées sur une vingtaine de communes (La Marre, Granges-surBaume, Crançôt, Vevy, Fay-en-Montagne, Le Fied...). Les constructions en pierres sèches sont fragiles. Elles s'abîment au cours du temps. Ayant perdu leur fonction, elles ne sont plus entretenues. Elles sont aussi victimes des remembrements, les faisant disparaître en même temps que les murgers.

Leur originalité
Chaque cabane est unique. Ces abris ont des formes très diverses, que ce soit leur architecture, leur taille ou leur disposition. 
Les caractéristiques des cabanes 


Les cabanes sont des constructions originales de par leur forme, l'emploi exclusif de la pierre et la technique de construction. Elles font partie intégrante du mur.-. La majorité sont faites de laves (pierres plates et fines). Grand nombre de cabanes sont réalisées avec une voûte en encorbellement. La base de la cabane est droite, puis la voûte est formée par dépassement de la pierre supérieure par rapport à la pierre inférieure. Leur orientation Le vent dominant du secteur souffle du sud-ouest vers le nord-est. On remarque que la majorité des cabanes sont orientées dos au vent dominant. Elles constituent le meilleur abri contre le vent et la pluie. Leur architecture Pour offrir encore plus de mystère, toutes les cabanes ne se ressemblent pas : les formes de l'entrée, de la voûte et au sol diffèrent de l'une à l'autre. Ces cabanes n'ont qu'une seule porte et s'ouvrent le plus souvent vers le nord-est. Les cabanes ayant d'autres ouvertures sont très rares. Suivant la taille et la profondeur de la cabane, on peut y rentrer à 2 ou 10 personnes. Leur surface est réduite, elle peut varier de 0,5 m 2 à 6 m 2 , A l'intérieur, les cabanes sont en général toutes aménagées de bancs de pierre. Ceux-ci longent les parois.






















L'agriculture sur le Premier Plateau 

Une coopération de longue date existait entre le hameau du Chaumois-Boivin (les agriculteurs) et la fruitière à Comté de Blois-sur-Seille. Le lait était produit sur le Premier Plateau et livré à Blois par le biais d'un téléphérique. 

Une histoire d'agriculture 
L'agriculture s'est installée sur le Premier Plateau avant l'époque médiévale, durant laquelle les premiers défrichements ont été effectués par les moines de l'Abbaye de Baume-les -Messieurs. Le lait fourni parles vaches pâturant sur le Premier Plateau était transformé en fromage. D'après les témoignages des auteurs de l'antiquité, les peuples occupant cette région savaient déjà fabriquer du fromage, probablement le comté d'aujourd'hui. Ce fromage a réellement pris son essor au XIIle siècle avec la création des fruitières. Ces dernières sont des coopératives d'agriculteurs qui regroupent le lait et fabriquent le Comté. 
Le téléphérique du Chaumois-Boivin 
Le Chaumois-Boivin est un hameau de la commune de Blois-sur-Seille. De nombreux villages installés dans les reculées possédaient un (ou deux) hameau(x) sur le Premier Plateau, là où les terres étaient cultivées et où les bêtes pâturaient. La fruitière était implantée dans le village. Les agriculteurs devaient descendre le lait deux fois par jour, après la traite des vaches. À Blois-sur-Seille, un téléphérique a été créé afin de faciliter le transport du lait. Il a été mis en service en 1893. Les bidons de lait étaient placés dans un panier et descendus du plateau vers la vallée. On l'appelle le monte-lait, mais on devrait plutôt le nommer «descend-lait». Ce n'est qu'en 1980 que ce mécanisme fut arrêté avec la fermeture de la fruitière.











Blois sur seille

 Église Saint-Gilles (XVIIe-XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 19864 ;
 Fermes (XVIIIe-XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986 ;
 Ponts (XVIIIe s), inscrits à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix de chemin (XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986 ;
 Oratoires (XIXe s), inscrits à l'IGPC depuis 1986 ;
Téléphérique (XIXe-XXe s), reliant le village au Chaumois-Boivin.









Chateau Chalon

Histoire
Le vignoble de Château Chalon et des villages voisins (Château-chalon (AOC)) et ses vins jaunes de haute qualité et de haute garde sont célèbres depuis l'ère gauloise. L'empereur romain Probus ordonna par un édit en l'an 280 que l'on plantât beaucoup de vignes sur les collines favorables de Séquanie (ancienne Franche-Comté gauloise), vu le succès du vin de ce vignoble.
Une importante abbaye bénédictine pour femmes a existé à Château-Chalon de l'époque carolingienne à la Révolution. Elle était protégée par des fortifications et un donjon dont demeurent quelques ruines. Elle s'est sécularisée au xiiie siècle pour devenir une abbaye de chanoinesses nobles. Aujourd'hui démolie, elle jouxtait l'église Saint-Pierre duxiie siècle.
La tradition légendaire prétend que ce sont les chanoinesses de cette abbaye qui auraient fait venir de Tokay les plants de vigne qui ont fait la réputation du vignoble.
Histoire du château :
* Vers le 5ème siècle, le site est apprécié des Romains qui développent la culture de la vigne. Y avait il un poste fortifié ?
* Vers 670, une abbaye bénédictine est construite proche du sommet. Les cloches rythment la vie du village.
* Au 13
ème siècle, une fortification est construite sur la demande des Comtes de Bourgogne.
* En 1595, les troupes du Roi Henri IV détruisent le château, qui ne sera pas reconstruit.
* En 1790, les révolutionnaires détruisent l'abbaye.
* Vers 1792, les ruines sont confisquées comme bien national. Les pierres sont vendues.
* En 1943, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21
ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe.

Patrimoine religieux
 Église Saint-Pierre (XIIe-XVIe-XVIIIe s), Rue de l'Église, classée MH depuis 1972.
 Abbaye (XVIe-XVIIIe s), Rue de l'Église, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1987, et dont dépendent :
 La maison du Froid-Pignon (ancienne hôtellerie), dont la couverture est classée MH depuis 1987 et son pigeonnier ;
 La demeure de l'abbesse Catherine de Rye et des anciens châtelains de l'abbaye (XVIe-XIXe s), Rue de la Tour; inscrite à l'IGPC depuis 1986 ;
 La maison de chanoinesse (XVIIIe s), au belvédère de la Rochette, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2008 ;
 Chapelle Sainte-Anne (XVIe s?), Rue de la Roche, inscrite à l'IGPC depuis 1986;
 Chapelle Saint-Vernier, derrière l'église ;
 Oratoire (XVIIIe s?), Chemin sous la Tour, inscrit à l'IGPC depuis 1986-;
 Oratoire (XVIIIe-XIXe s), inscrit à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix monumentale (XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 1986 ;
 Croix de chemin (XIXe s), inscrite à l'IGPC depuis 1986.

Patrimoine civil
 Puits XVe s, Rue du Puits Saint-Pierre ;
 Maisons et fermes (XVIIe-XVIIIe-XIXe s), inscrites à l'IGPC depuis 1986
 Fontaine (XIXe s), Rue Saint-Jean ;
 Mairie (XIXe s) et cabine téléphonique (début XXe s), Rue Saint-Jean ;
 Remise à Pompes (XIXe s), Rue Saint-Jean ;